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Note mensuelle de conjoncture économique dans les pays de l'UEMOA - mars 2026

Synthèse de la note de conjoncture économique dans les pays de l’UEMOA au titre du mois de mars 2026

La note de conjoncture économique au titre du mois de mars 2026 retrace, sur la base des informations disponibles au 20 mars 2026, l’évolution récente de l’environnement international et des économies de l’UEMOA.

L’économie mondiale a connu une évolution globalement positive. L’activité a progressé à un rythme modéré aux États-Unis, tandis qu’en zone euro, la croissance s’est accélérée portée par le redressement du secteur manufacturier et des services. En Chine, le secteur privé a enregistré une forte expansion, pendant que l’activité est restée stable en Afrique du Sud.

Sur le marché des matières premières, l'indice des prix des produits de base exportés par les pays de l’UEMOA s’est replié de 3,9%, en rythme mensuel, en février 2026 sous l’effet notamment de la baisse des cours du cacao, du café et du coton. Parallèlement, l’indice des prix des principaux produits alimentaires importés a augmenté de 3,7% en lien notamment avec le renchérissement de l'huile de soja et du blé.

Au niveau des pays membres de l’UEMOA, les faits marquants suivants ont été observés : 

  • l’activité économique a ralenti en janvier 2026, l’amélioration de la production industrielle étant compensée par la baisse du chiffre d'affaires du commerce ; 
  • le maintien en territoire négatif du taux d'inflation (-0,1% en février 2026, contre -0,5% le mois précédent), en lien avec la poursuite de la baisse des prix des produits alimentaires mais à un rythme moins soutenu. 

En perspective, le dynamisme de l’activité économique dans l’Union se maintiendrait (PIB : 6,5%) au premier trimestre 2026, après une croissance de même ampleur le trimestre précédent. L’inflation, pour sa part, se situerait à +0,4% en mars 2026 et +0,8% en avril 2026, reflétant son retour progressif en territoire positif, en lien avec la prise en compte des perturbations des chaînes de distribution des produits alimentaires, liées à la persistance de l'insécurité dans certaines zones de l'Union, ainsi que l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les coûts du fret et de l’énergie.