Bulletin mensuel des statistiques - Septembre 2026
En septembre 2026, les cours mondiaux du pétrole brut (moyenne des prix de référence WTI et Brent), exprimés en dollar des États-Unis, ont enregistré une hausse de 48,7% en glissement annuel, consolidant l'accélération observée au mois d'août 2026 (+29,0%). Cette évolution s'explique principalement par l’escalade des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ravive les craintes de perturbations de l’offre mondiale via le détroit d’Ormuz et la mer Rouge. S’agissant des autres principaux produits exportés par les pays membres de l’Union, des augmentations notables des prix ont été relevées pour le caoutchouc (+33,0%), le coton (+27,2%), l’or (+17,8%) et la noix de cajou (+8,5%). La poursuite de l’envolée des cours de l’or se justifie principalement par une demande accrue en tant que valeur refuge, dans un contexte de persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ainsi que par une expansion des flux d’investissement vers les fonds adossés au métal précieux. En revanche, les coûts internationaux des autres principaux produits de base exportés par les pays de l’UEMOA ont continué leur repli durant le mois de référence, en particulier, pour le café (-23,7%) et le cacao (-15,8%). Pour sa part, l'indice des prix des produits alimentaires importés par les États membres de l'Union a maintenu sa dynamique ascendante, entamée en juillet 2026, pour se situer à +29,1% en septembre 2026, après une montée de 13,3% enregistrée le mois précédent. Cet accroissement résulte principalement du renchérissement du blé (+41,3%), du riz (+38,9%), de l'huile (+23,8%) et du sucre (+16,8%). Cette tendance a été partiellement atténuée par le recul des cours du lait (-18,2%).
Au cours du mois sous revue, les principaux indices boursiers ont conservé, en glissement annuel, leur orientation haussière. A cet effet, il est observé un renforcement pour le NIKKEI (+48,6%), le Nasdaq Composite (+18,5%), le Standard & Poor's 500 (+14,4%), l’EuroStoxx 50 (+13,4%) et le FTSE 100 (+13,4%). Le Dow Jones Industrial (+9,7%), le DAX (+5,5%) et le CAC 40 (+0,9%) ont, pour leur part, enregistré des croissances plus modérées.
Sur le marché des changes, d’une année à l’autre, l'euro s’est déprécié en septembre 2026 par rapport au yuan chinois (-7,6%), au dollar américain (-1,9%) et à la livre sterling (-1,2%). Toutefois, la monnaie européenne s’est appréciée vis-à-vis du yen japonais (+3,7%).
Les principales banques centrales des pays avancés, notamment la Réserve Fédérale des Etats Unis (FED), la Banque Centrale Européenne (BCE), la Banque du Japon (BoJ) ont procédé au relèvement uniforme de leurs taux directeurs. La FED a augmenté son taux directeur de 25 points de base (pdb) à compter du 16 septembre 2026. La BCE a, lors de sa réunion du 16 septembre 2026, relevé de 25 pdb son taux directeur. De même, la BoJ a procédé à une augmentation de son principal taux de 25 pdb, lors de sa session du 17 septembre 2026. Pour sa part, la Banque d'Angleterre (BoE) a maintenu ses taux d'intérêt inchangés durant la période considérée.
Au niveau de l’UEMOA, la BCEAO a maintenu le statu quo pour sa politique monétaire. En effet, le taux minimum de soumission aux appels d’offres d’injection de liquidité et celui du guichet de prêt marginal sont respectivement fixés à 3,00% et 5,00% depuis le 16 mars 2026. Sur le marché monétaire, les refinancements accordés ont baissé de 0,4% pour s'établir à 6.697,3 milliards en septembre 2026. Le taux moyen pondéré des adjudications hebdomadaires de liquidités s’est établi à 3,2965% contre 3,3122% un mois plus tôt. Au niveau du marché interbancaire, une augmentation de 12,6% du volume des échanges a été observée au cours de la période sous revue. Le volume moyen hebdomadaire des opérations, toutes maturités confondues, est ressorti à 946,8 milliards en septembre 2026. Le taux d’intérêt moyen de référence, calculé sur le compartiment à une semaine, a, pour sa part, augmenté, passant de 3,66% en août à 3,73% en septembre 2026.
Le taux d’inflation dans l’UEMOA, en glissement annuel, est ressorti à 1,9% en septembre 2026, après 1,3% le mois précédent, soit une progression de 0,6 point de pourcentage (pdp). Quant à l’inflation sous-jacente, qui mesure la tendance de fond du niveau général des prix à la consommation, approchée par son évolution hors produits frais et énergie, elle s’est également accrue, passant de 1,1% à 1,2%. L’accélération de l’inflation au cours du mois sous revue est principalement imputable au renchérissement des rubriques « Produits alimentaires » (+2,2% après +0,9%), « Transports » (+5,8% après +4,6%) et, dans une moindre mesure, à la hausse des prix dans la division « Logement » (+1,0% après +0,7%). Cette tendance a été modérée par le ralentissement des tensions sur les tarifs dans la division « Enseignement » (+0,0% après +0,5%).