Rapport annuel de la Commission Bancaire 2016

En 2016, le système bancaire de l’UMOA a évolué dans un environnement économique favorable au plan interne, marqué par la poursuite du dynamisme des activités économiques.
Ainsi, le produit intérieur brut (PIB) réel de l’Union a progressé de 6,7%, après 6,4% en 2015.
Le nombre d’établissements de crédit agréés dans l’Union a augmenté d’une (1) unité pour s’établir à cent trente-huit (138). L’effectif des groupes bancaires de dimension régionale et/ou internationale opérant dans l’Union est ressorti à vingt-sept (27) au cours de la période sous revue.
Les établissements de crédit en activité, au nombre de cent trente-cinq (135) dont vingt-et-une (21) succursales à fin 2016, affichent un total de bilan en augmentation de 15,7% atteignant 32.658,3 milliards contre 28.232,1 milliards en 2015. Parallèlement, le réseau a poursuivi son extension, le nombre d’agences et de bureaux ainsi que celui des comptes de la clientèle ayant progressé respectivement de 115 unités (+4,7%) et 1.406.469 unités (+15,8%). Le système bancaire compte 3.010 guichets automatiques, soit une hausse de 205 unités (+7,3%).
Les emplois nets se sont accrus de 17,0% pour atteindre 27.603,3 milliards, dont 61,0% de crédits à la clientèle et 26,8% de titres de placement. Les taux brut et net de dégradation du portefeuille ont reculé, passant respectivement de 13,7% et 6,0% en 2015 à 13,5% et 5,2% en 2016.
Les ressources globales mobilisées au titre de ce secteur ont progressé de 10,3% pour se fixer à 24.500,6 milliards, après une hausse de 18,1% en 2015. Elles sont constituées à hauteur de 84,4% de dépôts et emprunts de la clientèle. En ce qui concerne les fonds propres, ils se sont consolidés à 330,5 milliards, en relation notamment avec l’amélioration de la situation financière de certains établissements de crédit.
Le Produit Net Bancaire (PNB) a augmenté de 8,1% à 1.643,1 milliards, après une hausse de 12,3% en 2015. Quant au résultat brut d’exploitation, il s’est inscrit à 666,9 milliards, contre 591,3 milliards l’année précédente, soit une progression de 12,8%. Reflétant ces tendances, le coefficient net d’exploitation s’est amélioré en s’établissant à 66,3% après 66,9% en 2015.
Le ratio moyen de solvabilité des établissements de crédit de l’Union est ressorti à 11,3% en 2016,au-dessus de la norme minimale requise de 8%.
Concernant les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) de grande taille, le nombre
d’établissements (faîtières et caisses de base) ressort à cent trente (130) à fin 2016, contre centdix-neuf (119) à la même période de l’année précédente.
Ils ont affiché un total de bilan de 1.283,1 milliards, en progression de 17,6% par rapport à fin2015. Les emplois nets de ces SFD se sont accrus de 20,1% à 887,8 milliards à fin 2016. Quant aux ressources, elles ont augmenté de 14,0% pour se fixer à 1.003,2 milliards. Les taux brut et net de dégradation du portefeuille classé à risque ont, pour leur part, reculé en passant respectivement de 4,3% et 2,6% en 2015 à 3,7% et 2,3% en 2016.
Le ratio moyen de capitalisation est ressorti à 19,5% en 2016, pour une norme minimale de 15%.
Au titre des établissements de monnaie électronique (EME), l’Union en compte sept (7), en activité dans quatre (4) pays à fin décembre 2016