Prenant en considération la relative amélioration de la conjoncture, le FMI a révisé en avril 2012 le taux de croissance de l’économie mondiale en 2012 à 3,5%, supérieure de 0,2 point de pourcentage aux prévisions faites en janvier 2012. Il est projeté à 4,1% en 2013. Sur les marchés internationaux, les signes de reprise économique mondiale soutiennent un léger raffermissement des cours des matières premières. Dans les pays de l’Union, les retombées positives attendues de la reprise économique en Côte d’Ivoire et d’une consolidation de l’amélioration de l’environnement international, pourraient être limitées par les nouvelles incertitudes induites par les situations qui prévalent au Mali et en Guinée-Bissau et qui ont de lourdes conséquences sur les perspectives économiques et financières des pays concernés, mais également sur l’ensemble des Etats membres de l’Union. Les dernières informations disponibles sur l’impact de la crise au Mali conduisent à une révision du taux de croissance de l’Union à 5,3% en 2012, soit 0,8 point de pourcentage de moins qu’annoncé dans le précédent rapport, en attendant une évaluation plus exhaustive des effets de ces crises. Les conditions monétaires au sein de l’Union sur la récente période portent l’empreinte de la baisse de 7% à 5% des coefficients des réserves obligatoires applicables aux banques, avec pour date d’effet le 16 mars 2012. Cette décision a été prise en raison des tensions qui se manifestaient sur la trésorerie des banques et sur le marché monétaire. Globalement, ces tensions se sont atténuées, comme en témoigne notamment l’évolution des taux d’intérêt. En effet, nonobstant la persistance d’une incidence négative des facteurs autonomes sur la trésorerie des banques entre fin mars et le 15 mai 2012, la capacité des banques à constituer les réserves obligatoires s’est améliorée.
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- Rapport sur la Politique Monétaire - Juin 2012
Rapport sur la Politique Monétaire - Juin 2012
Les indicateurs disponibles pour le premier trimestre 2012 montrent un redressement progressif de l’activité économique dans certains pays industrialisés, notamment les EtatsUnis et le Japon. En revanche en Europe, en particulier dans la zone euro, les incertitudes persistantes imputables aux difficultés rencontrées pour trouver une solution durable à la crise des dettes souveraines continuent de freiner la reprise de la croissance