Rapport annuel de la Commission Bancaire 2014

En 2014, le système bancaire de l’UMOA a évolué dans un environnement économique favorable au plan interne, marqué par une progression du produit intérieur brut (PIB) en volume de 6,5%, après 5,9% en 2013.


Le nombre d’établissements de crédit agréés dans l’Union a progressé de cinq (5) unités pour s’établir à cent trente-deux (132), contre cent vingt-sept (127) en 2013. L’effectif des groupes bancaires de dimension régionale et/ou internationale opérant dans l’Union est resté stable à vingt-six (26) au 31 décembre 2014.

Les établissements de crédit en activité, au nombre de cent vingt et un (121) à fin 2014, affichent un total de bilan en augmentation de 18,4% pour atteindre 23.734 Mds. Parallèlement, le réseau a poursuivi son extension, le nombre d’agences et de bureaux ainsi que celui des comptes de la clientèle ayant progressé respectivement de 179 unités (+8,4%) et 1.140.209 unités (+15,1%). Le nombre de guichets automatiques de banque s’est établi à 2.571, en hausse de 299 unités (+13,2%).

Les emplois nets du système bancaire se sont accrus de 19,5% pour atteindre 19.760 Mds, dont 65,3% de crédits à la clientèle et 23,4% de titres de placement. Le taux brut de dégradation du portefeuille a fléchi en revenant de 15,6% en 2013 à 13,8% en 2014. De même, le taux net a baissé de 6,6% à 6,1% sur la période.

Les ressources globales du système bancaire ont progressé de 16,0% pour s’établir à 18.924 Mds, après une hausse de 11,2% en 2013. Elles sont constituées à hauteur de 83,9% de dépôts et emprunts de la clientèle. En ce qui concerne les fonds propres nets, ils se sont consolidés de 195 Mds, en relation notamment avec l’amélioration de la situation financière de certains établissements de crédit.

Sur le plan de la rentabilité, le Produit Net Bancaire (PNB) a augmenté de 12,4% pour se fixer à 1.350 Mds, après une hausse de 9,2% en 2013. Le résultat brut d’exploitation a progressé de 20,7% en se situant à 531 Mds, contre 440 Mds l’année précédente. Reflétant ces tendances, le coefficient net d’exploitation s’est amélioré en s’établissant à 65,9% contre 68,8% un an plus tôt.

Sur le plan du respect des normes prudentielles, le ratio moyen de solvabilité des banques de l’Union est ressorti en légère baisse à 12,6 % contre 12,8% au terme de l’exercice 2013, mais reste au-dessus de la norme minimale de 8%.

La Commission Bancaire a tenu quatre (4) sessions au cours de l’année. Examinant la situation particulière de certains établissements, elle a prononcé un (1) retrait d’agrément, la levée d’une (1) surveillance rapprochée, neuf (9) injonctions, un (1) avertissement, six (6) blâmes, trois (3) démissions d’office emportant interdiction d’exercice de fonctions de direction, d’administration ou de gérance d’un établissement de crédit ou d’un système financier décentralisé.

Les actions de coopération se sont davantage renforcées, en vue d’une meilleure réactivité, concernant notamment les implications transfrontalières de l’activité bancaire. A ce titre, dans le cadre de la mise en oeuvre des conventions de coopération entre la Commission Bancaire et d’autres autorités de contrôle,
des missions de vérification conjointes ont été réalisées en 2014. La Commission Bancaire a également signé, au cours de la période sous revue, des conventions de coopération avec les Banques Centrales du Ghana et du Liberia.