La demande de monnaie régionale dans l’UEMOA, Sogué DIARISSO

Résumé
L’objet de la présente étude est de déterminer une fonction de demande de monnaie régionale pour l’UEMOA.
La méthodologie retenue est celle qui a été utilisée pour "l’étude sur la demande de monnaie dans les pays de l’UEMOA". Elle repose sur l’estimation des modèles à correction d’erreur dérivant d’une équation de long terme de type quantitativiste, néoclassique ou néolibérale.
Il ressort des résultats des estimations qu’à court terme, l’approche néoclassique explique la demande de monnaie au sens large (M2) dans l’UEMOA. On notera que les agents économiques ne sont pas sujets, dans cet horizon, à l’illusion monétaire. Par ailleurs, la monnaie apparaît comme un bien de luxe puisque l’élasticité par rapport au revenu est supérieure à l’unité et il existerait une substitution entre les actifs monétaires et financiers.
A long terme, la demande d’encaisses nominales M2 est régie par la théorie quantitative, avec un terme d’ajustement dépendant de l’évolution du taux de change du dollar, dont l’augmentation induirait une fuite devant le franc CFA.
Les simulations sur le modèle ainsi décrit conduisent, en 1997, à une erreur de prévision sur M2 de 1,1% lorsqu’on utilise le taux de pension comme taux directeur de la Banque Centrale, de 1,2% lorsqu’on utilise le taux d’escompte et de 1,6% lorsqu’il s’agit du taux du marché monétaire.